Pétré ÉNÉ nous parle de sa passion pour le naï et des clefs de la maîtrise acoustique.

« Le premier naï fabriqué modestement par mon Père a éveillé en moi le désir de réaliser mes propres instruments, dans un souci constant d’approcher la perfection.
Platon, élève de Socrate, disait que l’Univers est gouverné par les formes et Pythagore le disait gouverné par les nombres.
Il est très connu des architectes et des peintres, que les formes les plus belles de l’univers se modèlent selon un rapport proche de 1.618, nombre appelé Phi ou φ ou encore "nombre d’or"

Véritable clef, au cœur même de l'Univers des formes, ce rapport doré s'impose comme une Loi d'harmonie, de beauté et de Vie...
Au Moyen-Âge, en Italie, le mathématicien Léonardo Fibonacci a découvert la suite mathématique qui porte son nom. »

La flûte de Pan est taillée en fonction du nombre d'or

« Pour chaque fabrication de naï,  je prends soin de respecter cette "divine proportion", selon la suite de Fibonacci et je travaille mes coupes en fonction d'un étalonnage précis qui met en jeu un "nombre sacré". (Nombre inscrit aux grand livre des hommes)

En respectant ces 3 critères, j'apporte une attention scrupuleuse à la qualité du son émis (son qui, lui aussi, peut être exprimé par les nombres). Cette qualité acoustique est donnée en fonction du matériau choisi (différentes variétés de bambou, ébène, etc…)

Je ne prétends pas découvrir le feu ou inventer la roue, mais je ne peux pas m'engager dans un travail de facture sans avoir l'idée préalable de réaliser une œuvre d’art. »


"Ce qui est, a déjà été et ce qui sera, a déjà été
"(Ecclésiaste – 3.15)
L'idée de la flûte de Pan a toujours été.

(Sur ce petit diaporama, les matériaux, tubes de bambou sélectionnés et morceaux d'ébène, allant servir à la réalisation de la flûte de Pan.)

>> Voir modèles de flûtes naïs

Mis à jour (Jeudi, 27 Janvier 2011 12:25)