La Doïna roumaine patrimoine universel (Unesco)

Malgré les images assombries véhiculées sur mon pays natal, je suis fier de mes origines et revendique la mémoire vivante qu'elle a su préserver.
Je salue la chance d’être né en terre de Roumanie, berceau de la plus riche musique traditionnelle vivante au monde.

J’apprends que l’Unesco distingue la fragilité de ce trésor culturel, en voulant protéger cette sensibilité musicale et classer la Doïna (méridien du folklore roumain) dans le Patrimoine Immatériel de l’Humanité en 2009.
« La Doïna est une mélopée lyrique, son caractère solennel et l’intimité de son expression poétique et musicale créent une émotion intense dans le public et donnent à la doïna sa valeur artistique unique » (Unesco).
La tradition de la transmission orale et instrumentale de la doïna veut qu’elle soit léguée d’une génération à l’autre.

Par la mémoire du cœur, des bergers ont transmis cette beauté qui n'a nul besoin d'écriture, à mon père qui me l’a transmise à son tour, comme gravée en nos veines, elle se joue instinctivement quand l'enfant se sent appelé par le jeu de la tilinka, du fluier, du caval (flûtes romaines).
J’ai puisé dans ses richesses pour mieux me connaître et servir sa continuité en affinant mon propre style avec le naï (flûte de Pan roumaine).

Je suis et je serai toute ma vie porteur d'une part de cette musique éternelle, j'aime à voir et revoir que le souffle mélodieux dessiné par le naï, active des liens profonds qui rassemblent et ne connaissent pas les frontières.
Quelque soit son appellation, naï, flûte de Pan, Panflöte, Panpipe.... aux yeux des hommes, la tige creuse du roseau est l’instrument universel, partout joué sur la planète, beau dans sa simplicité, sublime par la magie qu'il peut engendrer.

Mis à jour (Jeudi, 27 Janvier 2011 12:32)